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Comment allier vie de freelance et dépression

Freelance & Dépression : Comment allier les deux ?

Comment allier vie de freelance et dépression

Lorsque j’ai décidé de me lancer à mon compte, j’ai eu deux grands moteurs : ma passion pour l’écriture et, aussi curieux que ça puisse paraître, ma dépression. Ma maladie m’a poussé à devenir indépendante, sans trop m’inquiéter des risques intrinsèques. Ce n’est pas pour autant qu’elle me facilite la vie tous les jours. Ma dépression me fait même sentir régulièrement plus démotivée et impuissante que jamais. Mais, tout n’est pas si sombre au pays des merveilles ! ✨ 

Freelance créative… et dépressive (mais ça va, merci)

De mémoire, ma dépression a commencé à faire des siennes vers mes douze ou treize ans. Pourtant, je n’ai su ce que j’avais qu’à mes vingt-trois ans. Jusqu’à cet âge-là, je pensais simplement que la vie était faite ainsi. Que la démotivation qui ployait mes épaules était simplement de la flemme et que j’étais juste nulle.

Certaines journées se passaient merveilleusement bien, je me sentais capable de soulever des montagnes, de réussir tout ce que j’entreprenais, mais je me réveillais ensuite, un matin, creuse, incapable de sortir de mon lit. Écrasée par le poids de la culpabilité et de la honte, je me refermais sur moi-même. Ma vie n’était qu’un échec. Voilà ce que j’ai pensé – et ce qu’il m’arrive encore de penser…

Pour prendre conscience que quelque chose n’allait pas, j’ai dû toucher le fond. Vraiment. Un jour, j’ai fini par aller voir mon médecin et, pour la première fois de ma vie, j’ai enfin dit à quelqu’un ce que je ressentais, ce que je vivais quotidiennement. Lorsque le mot “dépression” est sorti, quelque chose en moi s’est produit. Pouvoir mettre un mot sur ce que je vivais m’a soulagé. Je n’étais pas responsable. Je n’étais pas une moins que rien ou une paresseuse. Mon manque d’énergie et de motivation ne sortait pas de nulle part. Mon mal-être n’était pas de ma faute.

Aujourd’hui encore, je me réveille parfois avec un sentiment d’impuissance écrasant. La veille, je bouillonnais d’idées et de projets en tout genre, j’étais déterminée, et là… je ne pouvais tout simplement pas.

Pourtant, j’ai appris à composer avec ma maladie, pour pouvoir vivre comme je l’entendais. Je ne voulais pas que ma dépression m’empêche d’avancer et de réaliser mes rêves. Ça n’a pas été simple (et ça ne l’est toujours pas). Mais, j’ai mis au point quelques astuces* pour mêler ma vie de freelance et celle de dépressive-qui-se-soigne. Grâce à elles, je réussis à développer mon business et à rendre mes clients heureux avec des contenus topissimes 😁 Et, aujourd’hui, j’aimerais les partager avec toi ! 💪🏼

Trouver mon rythme

J’ai testé différentes options, jusqu’à trouver le rythme qui me convenait le mieux. En termes d’organisation et d’horaires.

Je fractionne énormément mon travail. C’est-à-dire que je fais des pauses. Beaucoup de pauses. J’effectue deux heures par-ci, une heure par là et, entre les deux, je lis, j’écoute de la musique, je joue aux jeux vidéo…

Alors oui, je pourrai travailler plus, mais à quoi bon si c’est pour me retrouver le lendemain totalement paralysée ? J’ai appris à m’écouter et à respecter les besoins de mon cerveau. Bien sûr, il faut éviter de tomber dans la procrastination et s’imposer une certaine discipline. Sinon, on risque de ne pas fournir grand-chose à la fin de la journée. C’est pourquoi je me fixe toujours des objectifs, mais ça, je t’en parle dans la partie juste en dessous !

Travailler à mon rythme, c’est aussi sortir du modèle 9-17. Je privilégie le travail le soir, car mon esprit arrive beaucoup plus à se concentrer une fois la nuit tombée. Généralement, je travaille un peu l’après-midi, puis de 21h à 23h – sauf si j’ai suffisamment travaillé la journée. Là, je m’offre ma soirée ! 😂

J’ai aussi appris à lâcher prise et à m’imposer des jours de repos. Je ne respecte pas toujours cette règle (🙊), je l’avoue 😅, mais j’essaye au maximum de ne pas bosser les weekends pour laisser le temps à mon cerveau de se ressourcer.

Me fixer des objectifs au jour le jour

J’ai pris pour habitude de me faire deux listes :

  • une liste des tâches que je dois réaliser dans ma semaine,
  • et une to-do-list journalière que je rédige chaque matin, en fonction de mon humeur et de mes capacités.

Cette méthode me permet de savoir où je vais et m’offre une vision claire sur ce que je dois fournir chaque semaine. C’est aussi un bon moyen de faire avec les aléas de mon moral et d’avoir des objectifs réalistes et réalisables pour la journée. Je m’empêche ainsi d’être démotivée à cause d’objectifs mal définis, car fixés dans un mood un peu plus optimiste. J’ai aussi mis en place cette méthode pour m’éviter de sombrer dans les écueils de la procrastination !

Changer d’environnement

Travailler chez soi, c’est vraiment cool. Mais, ça peut également être très dur psychologiquement. Alors, quand ma dépression est trop pesante, je pars. Cela me permet de travailler et de ne pas rester à tourner en rond chez moi. C’est même très gratifiant dans ces moments-là de réussir à produire quelque chose à la fin de la journée. Et le soir, je me sens nettement mieux !

Mon endroit favori : le Starbucks près de chez moi ❤️ Une fois là-bas, mon Chai Tea Latte à portée de main et mes écouteurs bien enfoncés dans mes oreilles, je deviens hyper productive et oublie le poids qui me leste la poitrine. C’est magique ! 🔮

Alors, je t’encourage à trouver un endroit que tu aimes et qui te permet de te concentrer uniquement sur ton travail. Ça peut être un café, une bibliothèque, un parc, un espace de coworking, etc. Mais, le plus important est que tu t’y sentes bien et qu’il t’aide à oublier les affres de la dépression.

Ne plus lire d’articles sur la productivité

Ils me stressaient. Pire, ils me faisaient sentir inutile, nulle et incapable. Alors, j’ai tout simplement arrêté de les lire. J’ai arrêté de me comparer aux autres. À quoi bon comparer l’incomparable ?

Après de nombreux tests, échecs, réussites, et j’en passe, j’ai fini par me créer mes propres astuces pour être plus efficace. Et qui correspondent à ma définition d’efficace. Celle que je peux m’appliquer.

Voilà, c’était quelques-unes de mes astuces pour surmonter ma dépression et fournir le travail nécessaire à l’épanouissement de mon business (et du mien). En les appliquant et en ayant instauré une bonne discipline (je dis “bonne”, car c’est celle qui me convient le mieux), je réussis à atteindre tous mes objectifs, à être à jour dans mes contenus, à mettre en place de nouvelles stratégies, à rendre en temps et en heure un travail de qualité à mes clients…

Bref, à faire en sorte que mon business ne souffre pas de ma maladie. J’espère sincèrement que cet article t’aura aidé. N’hésite pas à m’en parler dans les commentaires ou à échanger avec moi tes propres astuces !  

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* Tout ce que je dis ici est tiré de ma propre expérience. Je ne parle que pour moi. Peut-être que d’autres dépressifs se reconnaîtront, d’autres pas. Peut-être que mes astuces en aideront certains, alors que d’autres n’y trouveront pas leur compte. Chacun est différent et vit sa maladie de manière tout aussi différente. Et il n’y a rien de mal là-dedans 🙂 Des bisous 😘

 

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Reader Interactions

Comments

  1. Merci Julia pour ton article ! Ce n’est jamais évident d’aborder ce sujet et je trouve que tu en parles très bien. Donc bravo à toi pour ton audace et ton courage.
    La dépression est encore tabou de nos jours. On ose pas en parler de peur d’être jugé, ou mal compris alors qu’enfin de compte il n’y a pas de honte, c’est une maladie comme une autre même si elle est psychique. Quand mon médecin m’a dit que je souffrais de dépression, même si au fond de moi je le savais, j’ai eu énormément de mal à l’accepter. Et une fois le cap de l’acceptation passé, j’ai comme toi réussi à trouver des bénéfices dans ma maladie.
    Des fois je me dis que c’est comme si je faisais amie amie avec elle et qu’on travaillais main dans la main. Bon ok c’est un peu bizarre mais faut savoir se dire, je me sent de telle façon aujourd’hui donc je vais faire en sorte d’agir de cette manière. C’est comme un pacte entre le corps et le cerveau…
    Bref je suis une bébé entrepreneur donc j’ai pas énormément de recul pour donner mes astuces, mais moi j’aime bien les routines.
    Je trouve ça assez sécurisant. C’est des petites choses comme me prendre un verre d’eau et le poser sur mon bureau avant de travailler ou me faire ma to do list. Et ne pas me mettre de pression car je sais que sinon ça va me bloquer dans mon travail. Donc j’avance à mon rythme.
    Bonne soirée
    Mégane – Atelier Peach

    • Salut Mégane ! Merci pour ton commentaire ❤️ Ça fait vraiment chaud au cœur (c’est rassurant aussi !) et ça me conforte dans l’idée qu’il est important de parler de ces sujets !

      Moi aussi je fais amie-amie avec elle, mieux vaut se la mettre dans la poche plutôt que d’être constamment en conflit avec ! J’espère que tu réussiras à vivre la vie dont tu rêves, avec ou sans cette maladie (sans ce serait mieux !) et merci pour tes astuces ! Je suis sûre qu’elles en aideront d’autres 🙂

      Belle journée !

      Julia

  2. Belle découverte. Merci pour ce très bel article, qui parle d’un sujet peu commun. Ton style est frais et vif, je n’arrive même pas à imaginer que tu peux souffrir de dépression avec un si beau style…comme quoi ! Je crois que la dépression (plus ou moins passagère ou prononcée) est le lot de tous les entrepreneurs, à un moment ou à un autre…Merci de partager tes petits outils pour lutter contre ça. C’est vrai qu’il suffit parfois de faire des choses simples (voire même de les imaginer) pour aller mieux d’un coup !

    • Salut Christine !

      Merci pour ton commentaire 😊
      Je pense qu’en essayant de voir le positif dans les choses négatives on réussit à en tirer du bon, et à en parler avec plus de facilité. En tout cas, c’est ce que j’essaye de faire et si mon style ne trahit pas ma maladie, tant mieux ! C’est que je réussis à passer outre, à être plus qu’une simple freelance dépressive (et ça c’est cool ! 😁).

      Oui, être entrepreneur n’est pas la voie la plus facile, et on peut rencontrer à un moment ou un autre un épisode dépressif, mais il ne faut pas se laisser abattre (oui c’est plus facile à dire qu’à faire, j’en ai conscience !) et réussir à trouver la lumière durant ces périodes d’obscurité. C’est ce que j’ai essayé de montrer ici, en donnant les clefs qui fonctionnent pour moi et qui m’aident à avancer.

      Je te souhaite une belle journée, prends soin de toi et à bientôt !

      Julia 🦊

  3. Merci pour ton article ! Je suis arrivé sur ton blog alors que je recherchais des infos sur la viabilité de la situation de freelance et la dépression, l’instabilité émotionnelle. Tu me confortes dans la direction vers laquelle je veux aller, l’important est d’avoir des stratégies pour faire face au quotidien. Moi aussi j’utilise des listes (énormément – méthode GTD), j’utilise aussi des timers / outils de time tracking, des app de prise de notes, j’ai besoin de courir pour être bien, je m’essaye à la méditation… J’ai un tas de strat’ que j’ai commencé à bâtir il y a moins de 2 ans, quand j’ai pu mettre des mots sur mes problèmes (TDA en l’occurrence).

    L’instabilité, ce côté précaire du monde indépendant me faire peur, encore plus vis à vis de ma relative « fragilité ». Mais je me projette davantage dans cet environnement que dans un retour au salariat : ne pas trouver sa place, les projets qui te semblent extérieurs, les problèmes d’attention et de concentration assez sévères en ce qui me concerne… Bref quand je pèse finement les pour et les contres, c’est l’indépendant qui ressort.

    Bonne continuation 😉

    • Salut Nico ! Je suis contente que mon article t’ait aidé ! C’est super important à mes yeux 😊
      L’indépendance a été une vraie délivrance pour moi ! Le salariat m’enfermait dans quelque chose qui ne me correspondait pas et qui était incompatible avec ma dépression et mon trouble de l’anxiété. Être freelance, ce n’est pas tous les jours faciles, mais je ne regrette pas mon choix, alors je ne peux que t’encourager dans cette voie si c’est celle qui te semble le mieux ! Bonne continuation à toi, j’espère que tu réussiras à faire ce que tu souhaites ! 💪🏼

  4. Merci pour cet article plutôt rassurant. Je suis en train de me lancer dans mon projet de boutique durable et solidaire et en tant que dépressive confirmée 😉 je trouve cela très difficile… Les listes ou du moins trop de liste ne marchent pas avec moi, par contre les horaires « d’astreinte » sont plus efficaces vu que je connais assez bien mes pics de sur activités de la journée/soirée. Je fais aussi de la sophro et du sport. J’ai surtout très peur d’un échec et devoir retourner à un emploi salarié. Vous arrivez à vivre correctement de cette activité free lance ? Merci de m’avoir lue et bonne continuation !
    PS : attention à Starbu*s qui n’a pas une très très bonne image… https://www.arte.tv/fr/videos/073442-000-A/starbucks-sans-filtre/

    • Salut May ! Merci pour ton commentaire ^^ Tu as l’air de bien te connaître et d’avoir mis en place des choses pour t’aider, c’est top !! Je pense que notre dépression ne nous ferme pas les portes, elle les rend, par contre, plus difficiles à ouvrir ! Il est donc important de savoir comment notre cerveau fonctionne et quelles activités annexes peuvent nous aider à gérer notre maladie, pour qu’elle n’entrave pas nos rêves ! Et je comprends ta peur. Je crois que je serais incapable de retourner dans le salariat, je ne veux même pas y penser ! Ce sera l’indépendance ou rien 😂 Mais, dis-toi qu’un échec n’est pas la fin de tout. Dans l’entrepreneuriat, tu rencontreras des échecs. Il faudra alors en tirer des leçons et faire mieux après. Toujours les surmonter et rebondir ! Ils t’aideront à voir ce qui a fonctionné et ce qui a n’a pas marché. Comme ça, à tes prochains essais tu t’en sortiras mieux. Concernant mon activité, 🙂 je n’en vis pas encore correctement. Dire que je n’ai pas la pression tous les mois pour savoir comment je vais payer mes factures ce serait mentir. Mais, j’ai la chance d’être bien entourée, et d’avoir quelques aides pour m’aider à me concentrer sur l’essentiel : mon business et moi-même. De plus, je garde en moi la croyance très forte que je vais y arriver. Que tout ce que je fais maintenant paiera forcément un jour ou l’autre ! Bonne continuation à toi aussi !! 🦊

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